En ce premier jour de mars, il est l’heure de faire le bilan de février.

fevrier 19

J’ai terminé le premier jet de « ma chère Louise », mais il reste beaucoup de retouches à faire. Il y a plusieurs éléments qui ne fonctionnent pas pour des raisons méthodologiques. J’en parlerai davantage dans un autre article.

Le 17 et 18 février, j’ai participé au Salon du livre romand à Fribourg avec mon association GAhelig. Le résultat est assez mitigé en ce qui me concerne. Côté positif, il y avait une super ambiance sur le stand, malgré le fait que plusieurs d’entre nous ne se connaissent que très peu. J’ai trouvé qu’il y avait un sentiment de groupe entre nous et nous sommes tous motivés pour défendre nos couleurs de littérature de l’imaginaire.

En revanche, j’avoue avoir été un peu déçue de mes ventes par rapport à ce que je fais habituellement. Pour cela, j’ai plusieurs explications :

  • La météo : il a fait un temps magnifique tout le week-end, et ce depuis un moment et les Suisses aiment l’extérieur. Beaucoup ont préféré les pistes de ski plutôt qu’une bibliothèque.
  • Les visiteurs : j’ai eu l’impression qu’ils étaient moins nombreux cette année, et que les « jeunes », j’entends par là mon lectorat habituel, n’étaient pas forcément présents.
  • Mon extinction de voix, vraiment totale le dimanche. Cela ne m’a pas aidé à présenter mes livres.

Et surtout : la réputation de la fantasy et plus largement, de la littérature de genre. Je ne sais pas si c’est propre à la Suisse ou non, mais j’ai été surprise de voir à quel point notre genre est mal perçu. Je m’étais pourtant faite aux regards dédaigneux des personnes âgées lorsqu’elles voient ma couverture ou aux remarques « ah, mais c’est pour de faux alors ? ». Ben oui, si tu veux du vrai, va dans une librairie scientifique (et encore que…).

 À Fribourg, c’était pire. Le monsieur en face de nous n’a pas cessé de nous dénigrer devant nos lecteurs. A priori, je fais de la « barbarie ancienne ». Notre table ronde n’a pas connu un grand succès, dommage parce qu’on expliquait notre démarche. Cela aurait permis d’ouvrir quelques esprits à la tolérance, mais non. C’est un ressenti que je n’avais pas autant eu lors de mes autres salons en France, même dans les plus petits. J’espère qu’à Genève, les visiteurs seront plus ouverts.

J’ai également été surprise de n’avoir vendu que le tome 1. Naturellement, les gens essaient avec le premier, quitte à acheter les autres par la suite, mais il m’arrive aussi de vendre la trilogie d’un coup.

Et vous ? comment s’est passé votre mois de février ?